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LE "VIVIENGATE"

Les tripatouillages du Gourou anti-sectes et de ses 40 voleurs

 

 

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     Il y a 3 ans, suivant les recommandations d'une Commission d'Enquête sur les mouvements sectaires, le gouvernement décidait de la création d'une Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes - la MILS. Lionel Jospin nomma à sa tête, l'ancien député socialiste et secrétaire d'état aux affaires étrangères, Alain Vivien

 

    Certains prédisaient dès le début, qu'un organisme fondé sur des bases aussi partisanes dans un domaine touchant à la liberté de conscience ne pouvait qu'entraîner bavures, abus, une idéologie anti-religieuse sous-jacente simpliste, l'utilisation de la lutte anti-sectes comme paravent de menées anti-cléricales visant les grandes religions et un effritement des libertés individuelles. D'autres avertissaient, qu'Alain Vivien, du fait de certaines activités passées sulfureuses (voir à ce propos www.freeafrica.20m.com ) et de son implication dans diverses affaires politico-financières, était bien la dernière personne devant occuper de telles fonctions. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Tout le monde était d'accord que quelque chose devait être fait et l'ensemble de l'échiquier politique signa une sorte de chèque en blanc qui consista, jusqu'à maintenant, à approuver unanimement et surtout, sans se poser de questions constitutionnelles, toutes les réformes estampillées MILS. De plus, de fournir des fonds et tous les moyens nécessaires sans grand contrôle, non seulement à la MILS, mais également à des associations controversées et disons, radicales pour le moins (voir à ce propos entre autres sites www.multimania.com/balisedepaix/perso.infi/
adfilasecte.htm
, www.motus.chwww.geocities.com/unadfi)  comme l'Association pour la Défense de la Famille et de l'Individu (ADFI) ou le Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM). 

 

     Sur un plan général et sur les principes, après 3 années d'existence, des dizaines de millions dépensés, on ne peut pas dire que le bilan de ses activités soit très glorieux. Pire, les tireurs de sonnettes d'alarme - les mouvements incriminés, les religions établies ou d'autres prônant une solution moins manichéenne du problème - ne peuvent que constater la perspicacité de leur prédictions : 

   Bavures :

        Accusations infondées contre des individus ou des groupes n'ayant rien de "sectaires" entraînant des ruines ou même un suicide
        Utilisation de l'étiquette "secte" pour se débarrasser d'un groupe ou d'une personne gênante
  Effritement des libertés touchant à l'éducation :
        La loi sur les écoles permet au Gouvernement de faire disparaître toute alternative à l'école laïque sur la base d'une simple inspection
        Harcèlement et acharnement sur les écoles Steiner, par exemple, accusées d'être une secte 
  Effritement des libertés des associations :
        La loi voté par le Parlement sur les manipulations mentales, donnent la possibilité de faire disparaître définitivement pour des motifs mêmes futiles toute organisation qui pourrait être vue comme ayant mis en état de sujétion ses membres (autrement dit, n'importe quelle organisation religieuse ou politique)
  Effritement de la liberté de conscience :
        Création et financement par l'état d'une clinique visant à terme à "soigner" les membres des "sectes"
        Tout groupe non majoritaire qui propose une alternative spirituelle, médicale, philosophique, politique, écologique, etc. et ses membres sont a priori "suspects" et parfois carrément inquiétés
        Discrimination officielle dans le domaine de l'emploi - les membres des "sectes" ne sont plus autorisés à occuper certaines fonctions
        Proposition de la MILS d'empêcher d'enseigner les professeurs membres d'une "secte" 
        Harcèlement policier et judiciaire sans preuve
  Délation érigée en vertu :
        De nombreuses personnes se sont vu inquiétées pour leur "possible" appartenance à une secte à la suite de dénonciations anonymes
        Enseignants inquiétés par exemple, pour avoir été signalés et mutés comme "ayant simplement pénétrés dans les locaux d'une minorité religieuse"
        Groupes de Yoga ou d'autres activités alternatives inquiétés par la police pour avoir été signalés comme étant une secte
        Dénonciations publiques d'individus ou de sociétés dans les médias par la MILS sous prétexte qu'ils sont "membres d'une secte" ou "proche d'une secte", etc.
Isolement de la France :
        La France pour ses positions et surtout ses méthodes, s'est faite épinglée par des rapports d'organisation internationale de protection des droits de l'homme (Amnistie Internationale, Comité d'Helsinki, Rapport annuel du Département d'Etat Américain, ONU)
  Politique du "tout est permis" :
        Pressions sur des hommes politiques, sur des magistrats, sur des entreprises
        Cours donnés à des magistrats ou des policiers ou dans les écoles professionnelles formant ceux-ci par la MILS ou l'ADFI/CCMM afin qu'ils sachent comment "juger" les sectes et leurs membres
        Mélange du judiciaire, de l'exécutif et du législatif au sein d'une même entité
  Contrôle des médias :
        Pressions et menaces directes sur des médias donnant la parole "aux sectes"
  Grandes religions touchées indirectement :
        Les lois votées s'appliquent en droit bel et bien à toutes organisation - sectes ou religions établies - malgré les assurances du contraire
        Les grandes religions commencent à sérieusement être inquiétées - le Renouveau Charismatique (reconnu par le Vatican) que beaucoup voyait comme le futur du catholicisme est catalogué comme secte - les couvents sont accusés de mettre leurs membres en état de sujétion et de dérives sectaires (mettant par la même les congrégation sous la coupe de la loi "anti-sectes")
  Fichage des citoyens :
        Les services de police et l'ADFI et le CCMM ont créé une sorte d'étoile jaune virtuelle en fichant systématiquement les opinions religieuses ou politiques des individus
 

    La liste n'est malheureusement pas exhaustive. Mais comme disent certains : "nous ne sommes pas membres d'une secte.... nous n'avons rien à craindre... mais si un centième de ces mesures étaient utilisées contre n'importe qui d'autre qui ne serait pas "diabolisé" par cette étiquette infamante, tout le monde serait dans la rue !" En fait, nous assistons bien à l'instauration d'une sorte de "fascisme mou" ou comme le disait un professeur de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, une "douceur totalitaire" dont le terme "secte" n'est que le prétexte. Voir à ce sujet l'excellente analyse parue dans Technikart, de novembre 2001.

Ce qui est d'ailleurs fascinant c'est que depuis le vote de la loi anti-manipulations mentales en France, plusieurs propositions sont à l'étude en Allemagne et en Italie, pour instaurer les mêmes lois, mais dans ces pays, ce sont les attaques du 11 septembre qui furent utilisées. Par contre, en France, on assiste à une étrange complaisance envers certaines menaces qui faisait dire par exemple à une homme politique à la suite des attentats aux Etats-Unis "comment voulez-vous être efficace contre les réseaux Ben Laden, puisque tous le monde travaille sur "les sectes". Ces faits, à eux seuls, montrent bien qu'il s'agit de contrôler les individus et restreindre les libertés - le prétexte variant selon le lieu et les circonstances !

 

    Plus grave encore, en octobre dernier, ce petit monde habituellement sans histoire connu un véritablement tremblement de terre. L'unanimité qui présidait aux activités du triangle MILS/ADFI/CCMM connu d'abord quelques fissures. Puis les langues se délièrent et les lézardes se transformèrent rapidement en brèches béantes. Cette fois, ce qui faisait l'objet de simples rumeurs, paru largement dans la presse. (Lire à ce sujet l'excellent article de Christophe Deloire paru dans le Point, intitulé "Sectes, les pourfendeurs se déchirent"). Lionel Jospin, lui même, est sérieusement embarrassé par le fardeau Vivien. Et cette fois, le tableau est encore plus sordide :

 
Tripatouillages financiers
Bisbilles internes, démissions en série
Népotismes
Racisme
Magouilles politiques, carriérisme
Contrôle absolu de l'activité par un seul homme
Et peut être, ce qui est pire, utilisation des fonds publics (l'argent des contribuables, rappelons le une fois de plus) largement alloués, pour nuire aux citoyens français en général et à bien d'autres fins que celle de la lutte anti-sectes
 

    Comme bien souvent, les premiers septiques ne furent pas écoutés. Une des raisons en était que toutes voix s'élevant contre les projets, méthodes et personnalités de ce milieu, étaient immédiatement suspectées de faire le jeu de "l'ennemi" ou d'appartenir à ses rangs. Ce type de raisonnement très classique a bien souvent permis de manipuler des gens sincères pour les mettre au service des idéologies les plus totalitaires. Et cela explique en grande partie pourquoi des lois anticonstitutionnelles ont été votées à l'unanimité par le Parlement au nom de la lutte anti-secte sans que personne n'ose en signaler les dangers et les remette en cause. 

 

    Documentaliste et chercheur au service de divers journalistes, principalement au Royaume-Uni, j'ai réalisé un grand nombre d'interviews lorsque les premières rumeurs commencèrent à voir le jour. Les accusations et les faits révélés par ceux-ci sont accablants et parlent d'eux même le plus souvent. Surtout, les personnes interviewées constituent le noyau central des plus anciens militants anti-sectes en France : l'ancien président du CCMM, Jean Pierre Bousquet (et toujours membre de la MILS) ; l'ancienne présidente de l'UNADFI, Janine Tavernier (interviewée par Joseph Veillard pour un dossier paru dans le magazine Technikart) ; et Mathieu Cossu, membre de l'ADFI et gérant du plus grand site Web sur le sujet en France. Ils ne peuvent en aucun cas être accusées de vouloir faire le "jeu des sectes" ou d'avoir été "contaminées" ! 

 

    Si ces entretiens ne seront jamais publiés du fait de leur longueur, ils ne manqueront certainement pas d'intéresser les décideurs, les chercheurs et les responsables politiques et religieux. C'est pourquoi j'ai décidé de les publier in-extenso sur le Web et surtout d'en diffuser des extraits importants au format audio afin que personne ne puissent douter de leur authenticité. Vous trouverez également quelques articles (Le Point, Technikart) parus dernièrement sur cette affaire. N'hésitez pas à me communiquer par e-mail vos réactions, je publierai les plus intéressantes.

 

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